Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde de Laeticia Gonzalbes

Ou l’histoire d’un homme pas comme tout le monde.

Compositeur et pianiste précurseur, parfois incompris, souvent extravagant, Erik Satie aura marqué l’histoire de la musique. Avec cette pièce, Laetitia Gonzalbes propose de raconter l’histoire de cet homme… pas comme tout le monde.

Erik Satie, interné, se penche sur ses souvenirs. Il raconte à Anna, une infirmière de l’hôpital, l’histoire de ses créations, de ses amitiés, et de ses amours. Il s’insurge contre les critiques, les politiques, la société. Voilà que nous refaisons le monde avec Erik Satie. Assis ensemble sur un banc, partageant son parapluie.

Dans un décor blanc et léger comme du papier, l’imaginaire conté par Monsieur Satie prend tout son sens. Des visuels projetés en fond de scène, lettres et croquis animés, illustrent avec poésie et surréalisme la vie du compositeur.
Le spectacle est riche. Laetitia Gonzalbes propose une pièce très documentée sur la vie du compositeur, et ajoute à cela une histoire qui nous surprendra à mesure que la pièce avancera. Laetitia Gonzalbes, auteure et metteuse en scène du spectacle réussi un joli challenge artistique en mêlant la biographie à une bonne dose de créativité. Le tout est interprété par deux comédiens qui nous transmettent leur plaisir de jouer à chaque réplique, chaque mot chanté ou pas dansé.
Les deux comédiens portent le spectacle avec beaucoup d’énergie. Elliot Jenicot incarne un Satie touchant, poète et drôle. Le comédien passe d’une énergie à une autre avec un jeu vrai, bluffant. Anais Yazit interprète une Anna débordante d’émotions contradictoires, mais toujours bien dosées. Ils nous régalent tout le temps du spectacle!

Pourquoi j’ai aimé? Pourquoi vous pourriez aimer?

Tout simplement car cette pièce est un très bon moment de théâtre! L’écriture est surprenante et les comédiens sont épatants. C’est un spectacle léger qui abrite une histoire inventive et très bien rythmée. On rit, on réfléchit, on est émus et on ressort du théâtre avec le sourire. (Un peu essoufflée aussi tellement les comédiens se donnent sur scène, mais c’est plutot bon signe.)


Durée: 1h10
Jusqu’au 4 janvier 2020

Théâtre de la contrescarpe

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